Double bilan HPSA (haut potentiel / syndrome d’Asperger)

Double bilan HPSA (haut potentiel / syndrome d’Asperger)

Le double bilan « HP/Syndrome d’Asperger »

Isolement, angoisses, communication difficile, intérêts spécifiques … Et si j’étais autiste … ? Ou surdoué ?

Les personnes surdouées peuvent avoir des particularités affectives : on parle de  bouillonnement émotionnel ou d'hypervigilance émotionnelle. Dans cette perspective, le retrait émotionnel et comportemental peut être compris comme la mise en place des stratégies et des mécanismes de défense pour se protéger de son émotivité. D'une manière générale, la question est d'autant plus fondée que le sujet à haut potentiel éprouve souvent des intérêts élevés pour des sujets spécifique.

Mais comment expliquer l’intensité de l’angoisse, le retrait si fort, l’incompréhension du fonctionnement des autres, la froideur ?  Souvent, la question de l'autisme est posée.

En réalité, la personne Asperger peut présenter un fonctionnement similaire à celle de la personne surdouée, mais avec des particularités bien spécifiques : difficulté à reconnaître les émotions chez elle et chez les autres, accès souvent compliqué au second degré, particularités sensorielles et de perception de l’environnement ; toutes ces difficultés pouvant perturber son adaptation sociale.

Il arrive que l’on se questionne sur la présence de certaines de ces particularités de fonctionnement, ou que l’on veuille en savoir plus sur soi et sur la manière que l’on a d’appréhender le monde environnant. Le "double bilan", effectué par deux spécialistes, vise à s’emparer de l’une et l’autre de ces hypothèses. Il a pour objectif de faire la lumière sur la présence de ces particularités, sur leur correspondance ou non avec le Haut Potentiel et le Syndrome d’Asperger, et par suite, de proposer des solutions en regard de ces difficultés elles-mêmes.

De quoi s’agit-il ?

D’une manière générale, le bilan psychologique se propose d’aider le sujet à analyser sa situation de manière personnalisée et approfondie en fonction de ses caractéristiques psychologiques, et à envisager une amélioration. C’est un état des lieux et non une thérapie. En effet, la thérapie a pour principale visée de soigner et réclame un investissement sur la durée. Le bilan psychologique n’est pas non plus un acte médical.

Il est effectué par un psychologue : le psychologue est un spécialiste d’une science humaine dont

l’objet est la conduite de l’homme dans sa diversité. Les psychologues ont effectué 5 années d’études spécialisées en psychologie. Ce ne sont pas des médecins. La plupart des psychologues se réfèrent au code de déontologie des psychologues.

Dans le cadre du bilan psychologique, et en plus de l’entretien, le psychologue utilise des outils spécifiques, tests ou questionnaires, dont l’utilisation et l’interprétation relèvent de sa seule compétence. Ces outils sont utilisés dans un but précis ; ils présentent des garanties optimales : scientifiques (études de validité) et déontologiques (leur acquisition étant réservée aux psychologues).

Pour le double bilan Haut Potentiel/ Syndrome d’Asperger, le principe est le même mais les outils psychologiques proposés seront choisis en fonction de ces deux types de fonctionnement, et les compétences de deux expertes s’y croisent. 

Déroulement

L’entretien préliminaire est essentiel. Il nous permet de décider des outils que nous emploierons. Si ce bilan est pour un enfant, il se déroule de préférence avec l'enfant et les deux parents.

Les passations se déroulent en trois séances. On effectue ainsi une évaluation de l’efficience intellectuelle ainsi que des explorations de la personnalité. Durant cette étape, nous ne donnons pas d’informations : le sujet comme la famille doivent adopter la patience et la confiance.

Nous corrigeons ensuite les tests et confrontons nos résultats, afin de proposer une restitution interprétative quelques jours plus tard. Cette restitution a lieu au cours d’un entretien auquel participent les deux psychologues et, s’il s’agit d’un enfant, les deux parents. Nous fournissons un compte-rendu écrit détaillé.

Résumé des étapes du double bilan HPSA

o   Entretien préliminaire : environ une heure -

o   Passation de test de Quotient Intellectuel (Echelles de Wechsler) : 1 à 2 heures (selon l’âge)

o   Echelle d’Attwood : environ 1/2 heure

o   ADOS (Autism Diagnostic Observation Schedule) : 45 min

o   ADI (Autism Diagnostic Interview) : environ 2h

o   Tests projectifs : Rorschach + C.A.T. ou T.A.T. : environ 2 heures

o   Entretien de restitution : environ une heure

o   Compte-rendu écrit

Clotilde BEYLOUNEH

Psychologue diplômée de l’Université Paris Descartes (Paris V), je pratique les bilans psychologiques depuis 1995. J’exerce en libéral depuis 2002.

J’ai travaillé durant 16 ans comme psychologue en milieu scolaire, dans des structures pour enfants à haut potentiel : 6 ans dans un grand établissement J’ai effectué mes études à l’Université René privé du centre de Paris ; 10 ans pour l’Education Nationale en Seine Saint Denis.

Descartes (Paris V), réputée pour sa formation en psychométrie. En outre, j’ai suivi la formation de l’Institut National des Etudes du Travail et de l’Orientation Professionnelle, en vue du Diplôme d’Etat des conseillers d’orientation – psychologues.

Qualifiée par l’Association Phare-Enfants Parents (suicide chez l’adolescent) et par l’Association Française de Thérapies Comportementales et Cognitives (A.F.T.C.C.), je suis aussi membre du comité éthique et scientifique de la Fondation Potentiel et Talents, et psychologue conseil nationale de l’association Mensa (adultes surdoués).

Emeline RUIZ

Psychologue clinicienne diplômée de l’Université Paris Descartes (Paris V), je travaille dans une institution spécialisée dans l’accueil des enfants et adolescents avec troubles du spectre autistique, ainsi que dans une unité mobile d’intervention de la Croix-Rouge Française (l’UDAP-CRF) qui offre des prises en charges adaptées aux personnes souffrant de troubles envahissant du développement (syndrome autistique, syndrome d’Asperger, trouble des apprentissages, troubles cognitifs, retard de développement, trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité etc.).

Je suis amenée à y pratiquer des bilans psychologiques spécialement adaptés à ces particularités de fonctionnement.

Dans le cadre de mon exercice libéral, je pratique des psychothérapies de soutien avec enfants, adolescents et adultes : soit pour un travail personnel soit pour de la guidance parentale. J’y pratique également les bilans psychologiques et, grâce à mon Diplôme Universitaire en Psychologie Projective, j’y utilise fréquemment les tests projectifs.

Tarifs

Il faut compter 700 euros pour l’intégralité du double bilan. Les interventions des psychologues ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale, mais par certaines mutuelles. Nous acceptons les règlements échelonnés.

Nos bilans sont reconnus par la M.D.P.H.

Contact  plurapsy.precoce@hotmail.fr - Tel : 01 44 70 98 59

Voici les témoignages du questionnement

« Dans le cadre de mon travail, je suis actuellement en formation pour devenir responsable de projet et les premières réunions ainsi que les présentations face à la direction me mettent dans un tel état de stress … Cela m’a conduit sur une vidéo parlant de l’hyperexcitabilité émotionnelle qui était parfois à relier avec les personnes de « haut potentiel ». 

« J’ai 31 ans et j’ai toujours été très émotive, facilement angoissée, avec des phobies, d’une manière générale, un bagage émotionnel que j’ai toujours vu comme un handicap. »

 « Ma fille de 13 ans à été testée en juin dernier (plus de 150 au WAIS). Ces événements ont fait écho en moi et m'ont amené à pousser la porte d'une psychologue pour moi même me faire tester (à 50 ans!) »

 « Tout a commencé au CP, on m’avait tellement dit en fin de maternelle que le CP ne serait pas pareil, que j’ai commencé à somatiser et j’ai suivi par intermittence l’année de CP car j’ai commencé à faire des bronchites asthmatifome qu’on avait beaucoup de peine à soigner avec de la cortisone. A partir de là mon parcours scolaire a toujours été dans la moyenne basse.

Je ne faisais pas non plus partie des « bons » groupes sociaux mais plutôt de ceux qui sont unis dans le rejet des autres, j’ai un souvenir amer de l’école ou je ne faisais pas partie des bons groupes, mais de ceux qui sont unis dans le rejet des autres … car en fait, je ne les comprenais pas. 

En 2nde mes parents m’ont placée à l’internat alors que ma mère (avec qui j’ai une relation très fusionnelle) a eu de gros problèmes de santé. Je suis tombée en dépression, j’ai été en hôpital de jour quelques temps. Les psychologues rencontrés à l’époque se disaient surpris de ma lucidité, c’est le seul point positif que je retiens de cette période car j’ai côtoyé des gens qui étaient bien plus en détresse mentale que moi. J’ai naturellement redoublé ma 2nde.

J’ai lutté contre moi-même tout le reste de ma scolarité, j’avais cette peur avec moi sans arrêt, j’avais peur d’être enfermée pendant les examens … la dernière année de ma licence a été un tel stress que je ne pouvais plus continuer.

Côté sentimental, j’ai toujours eu l’impression que l’autre n’arrivait pas à me suivre… mes histoires ne duraient jamais très longtemps, je me lassais vite. Je vis depuis des années des histoires d’amour par procuration à travers des films et des séries et je me rassure en me disant que c’est mieux comme ça à cause de mon émotivité : un échec sentimental m’anéantirait. » 

 « J'ai consulté pour la première fois un psychiatre en Décembre 2010 car j'avais depuis toujours la sensation " que quelque chose n'allait pas ". Un test psychologique d'orientation en classe de troisième avait d'ailleurs mis en évidence de grosses capacités en même temps qu'un blocage psychologique, sans que personne, parents ou professeurs, ne daigne s'intéresser à mon cas. »

 « Une première consultation il y a 4 ans n'a rien révélé. Cet automne, un formateur m'a dit, après quelques minutes de conversation  sur mon parcours scolaire et professionnel, que j'étais probablement un surdoué.  Je suis plus à l'aise pour écrire que pour parler de vive voix, voire très vive voix lors de différents avec d'autres personnes, je n'ai pas objecté. »

 «  J'ai 34 ans, des comptes-rendus d'examen psychologique, et plus de temps ni d'énergie ou d'argent à perdre. Ma situation, tant professionnelle que privée, est difficile à vivre. J'ai la sensation d'avoir mis le doigt, au moins en partie, sur "ce qui cloche". Je cherche un aperçu quantitatif de mes aptitudes et surtout un diagnostic sur ce qui me pourrit  la vie depuis toujours. Mon objectif est d'accéder à une vie épanouissante, car jusqu'à aujourd'hui c'est tout le contraire. »

  «  J'ai 42 ans. Je rencontre actuellement d'énormes difficultés professionnelles et lorsque j'étais plus jeune d'énormes difficultés scolaires. Je me sens comme un adolescent qui n'a pas encore sa place. Je suis tellement angoissé que ne sais pas comment sortir de cette situation. Récemment une psychologue m'a expliqué que je développais une "névrose d'échec". Je l’ai vérifié la semaine dernière avec un stage professionnel qui s'est très mal passé, je n'ai pas pu contrôler mon stress, j'avais en permanence la sensation que l'on me prenait pour un idiot.

J'ai entamé plusieurs formations mais sans les valider. Toutefois j'ai toujours passé les sélections sans difficulté. Il y a quelques années, à la suite d'un test à l'Afpa, on m'avait signalé des scores surprenants à l'évaluation mais sans me dire quoi en faire ...

Je ne travaille pas, je vis avec le RSA mais je sais que j'ai de réelles compétences intellectuelles et je ne trouve pas comment les utiliser. Ceci me perturbe beaucoup et je ne trouve maintenant comme type d'emploi que des choses frustrantes sans intérêt intellectuel. Peut-être que je me sur-estime intellectuellement mais j'ai aussi toujours été mal à l'aise avec des gens trop "simples" intellectuellement (sans mépris de ma part).

Je m'intéresse aux abeilles, au social, à l'économie mondiale, au Chinois et à la médecine traditionnelle Chinoise. J'aime vivre avec des personnes brillantes qui me permettent de continuer à voir le monde de façon toujours nouvelle, différente et positive mais je n'apporte que peu de choses en échange compte tenu de mon inactivité actuelle.

Je peux cerner des problèmes complexes de façon quasi instantanée, sans même analyser les choses, mais parfois pour des choses très simples, la mise en œuvre me parait insurmontable et il est vrai que j'amorce souvent un processus de panique, ce qui altère ma réflexion.

Je suis curieux de tout ce qui peut aider l'homme et son environnement mais je n'arrive pas à finaliser les choses par manque de confiance, de repères et maintenant à cause de l'isolement. »

Voici des témoignages après le bilan

«  Aujourd'hui, j’espère normaliser mes contacts avec les gens, percevoir correctement les situations, les dires et actes des gens que je côtoie pour avoir une vie professionnelle et privée normale, en toute liberté et autonomie. »

« C’est très narcissique, mais il ne faut y voir aucun mépris : la perspective que ce ne soit pas qu’un « fantasme » m’allège le cœur à un point inimaginable, j’ai l’impression que les choses peuvent prendre sens, comme si j’arrivais à la moitié d’un livre et que je me rende compte que je n’avais lu qu’une ligne sur deux. »

« J'ai vu "x" personnes thérapeute afin de comprendre qui je suis car insatisfait professionnellement,  anxieux, etc. Maintenant seulement, je comprends pas mal de chose par les résultats de ce bilan »

« Je refais le film de ma vie en le voyant d’un nouvel œil, je me dis que tout ceci a maintenant un sens, une logique, que je ne pouvais pas voir avant. »

«  J'avoue que découvrir cela à plus de 40 ans, cela me secoue quand même pas mal ! Mais qu'est-ce que cela me soulage de comprendre enfin pourquoi je suis si différente des autres ! »

 « Lorsque nous nous sommes vues il y a maintenant un an et demi, j'étais dans un brouillard d'angoisse qui ressemblait à une impasse ... J'étais paralysée à la moindre pensée, je ne savais où me situer dans mon existence, par rapport aux autres, à la société. Ce qui faisait de moi quelqu'une de revêche, écorchée vive et la moindre émotion me déstabilisait pour plusieurs heures (jours?).

Deux semaines après avoir passé mes tests : c'est le moment où j'ai pu comprendre un peu qui je suis. Ma directrice de recherches de Master m'a orientée vers une de ses connaissances psychologue, qu'elle connaissait du milieu universitaire. Vous ne le croirez pas, mais ma directrice de recherche est elle aussi une personne concernée. Quand je repense au jour où je me suis dirigée vers elle, après un de ses cours pour lui demander sa tutelle, alors que je ne la connaissais pas ... étrange coïncidence n'est-ce pas ?

Cela fait donc un an et demi que je suis en thérapie. Grâce à ce travail efficace où, pour une fois, je découvrais des choses sur moi, je dois reconnaître que j'ai évolué. Je dois vous avouer que j'aurais pu moi-même dire ce qui n'allait pas dans la vie des psys que j'avais auparavant consulté. Quel soulagement de pouvoir enfin avancer !

Il me semble que ce travail est essentiel, mieux l'on sait qui l'on est, mieux nous pouvons nous intégrer dans cette société. Avec le temps, les aspérités problématiques de ma personnalité se gomment. J'arrive à mieux maîtriser émotions, sensations, et ressentis ... C'est parfois très difficile, mais il faut rester optimiste ...!

Il faut croire que ce moule est parfois un passage obligé. Cependant, il faut savoir rester soi-même ! Rassurez-vous, je suis toujours fidèle à moi-même ! »